Jazz à Montréal

Envie de jazz, de conversations feutrées, de digressions, de diversion… Juste balancer sa tête au rythme des accélérations, faire silence, écouter, recueilli, exalté… J’aime le jazz live. Le seul d’ailleurs. Le jazz enregistré, ce n’est plus vraiment du jazz. Le jazz qui vous balade, les pauses entre les sets, les musiciens qui boivent une bière ou demandent si la cuisine est encore ouverte…

Le jazz, je n’y connais pas grand chose mais il y a une familiarité. Celle de la musique qu’écoutait mon père quand j’étais petite et aussi, surtout, la familiarité propre à cette musique dont on ne se sent jamais ni exclu, ni étranger.

Le jazz est parfois virtuose, jamais impressionnant. Il s’invite à votre table, comme ce musicien aussi simple que son jeu est brillant. Léger, volatile, on pense à Woody Allen ; morceau suivant, ce sont les sonorités manouches qui roulent dans l’oreille. Dans les replis de la banquette en cuir, on s’abandonne à la musique autant qu’à sa rêverie.

Un peu d’Europe et d’Amérique emmêlé, quand la neige a nappé la ville et que le froid nous mord les mollets, rien de plus réconfortant qu’une soirée jazz au coude à coude. À Upstairs précisément.

 

Photo © happyinmontreal