Petit-déjeuner de Marquise

« La marquise sortit à cinq heures… » Ce que Paul Valéry ne dit pas, c’est qu’elle avait petit-déjeuné ! 🙂

Pour ma part, on m’a appris que le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée et c’est quelque chose que je prends très au sérieux (miam). Alors quand Rose m’a aiguillée vers la boulangerie sans gluten de Villeray, nous avons pris un azimut immédiat.

Le petit-déjeuner est un de mes moments favoris : le matin, tout est possible et ça commence avec un thé, de bon augure. Pour mettre toutes les chances de son côté, on peut faire mieux que de lire son horoscope quotidien. Plus efficace et 100% bon même les jours de pluie, je recommande, que dis-je, je prescris un croissant du Marquis !

Comment vous dire ? La pâte feuilletée est légère, aristocratique, beurrée juste ce qu’il faut, aérée. Le croissant pourtant, vous cale pour de bon car la farine est de qualité et le sucre roux non raffiné… Le tout est sans glue (sans gluten) et stomach friendly. C’est bon à se remettre au lit !

Le Marquis sans gluten est la meilleure boulangerie-patisserie de Montréal, et peut-être même d’Amérique du nord, parole de frenchy. Faites-moi confiance, quand on a passé 6 ans (six ans) sans manger de pain au chocolat pour cause d’intolérance au gluten, on a les papilles au taquet.

Je ne vous parle pas des chouquettes, des palmiers, des éclairs parce que chaque viennoiserie ou patisserie mérite un article, une éloge et même une épitaphe une fois avalée.

Je vous dirai simplement qu’en septembre Le Marquis installe La Marquise rue Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal. Au programme : gaufres, crêpes et lunchs à emporter. Certains ont déménagé – véridique – pour se rapprocher de leur boulangerie préférée. À vous de voir… Le choix est risqué car la lutte est inégale, surtout avec les palmiers ! 😉

Le Marquis est situé 367 rue de Castelneau Est. Merci à Rose et Thörinn qui nous ont mis sur la piste de la boulangerie. ❤

Photo de la marquise © Happy in Montréal

Lavande miraculeuse à Saint-Eustache

Quelle est la chose que l’on s’attend le moins à trouver au Québec quand on est provençal ? De la lavande ! Eh bien si, il y en a et « c’est de la bonne ». 😉

Ca se passe à la Maison Lavande non loin de Montréal. Un couple d’ex-journalistes propriétaires d’un terrain de fruitiers est tombé en amour avec la lavande lors d’un voyage en Provence et Maison Lavande est née, parmi les épinettes, les hêtres et les bouleaux.

Plus de 100 000 plants s’étendent sur un kilomètre de rangées violettes. C’est doux, apaisant, odorant. Au bout du champ, une aire de repos avec hamacs suspendus invite à faire la sieste bercé par une brise parfumée. Hier, le ciel était couvert et le bleu lavande irradiait d’autant plus dans la lumière orageuse…

On se remémore les vers de Verlaine dans Art poétique :

« Que ton vers soit la bonne aventure / Eparse au vent crispé du matin / Qui va fleurant la menthe et le thym / Et tout le reste est littérature »

La littérature, on n’y prétend pas sur ce blog, mais à la bonne humeur et au plaisir, oui !

La lavande tient à distance les moustiques et tous les animaux (renards, chevreuils, écureuils) ; elle requiert peu d’arrosage. En parfumerie, elle sied indifféremment aux hommes et aux femmes. Elle calme les enfants, les migraines, les piqûres… et les champs sont un magnifique panorama à selfie pour jeunes filles en blanc. Que demander de plus ? Un flacon d’huile essentielle de lavande fine et un nuage de brume de linge sur son oreiller. Vous trouverez ça à la boutique de la parfumerie Maison Lavande. Vous êtes conquis ? Nous aussi !

Photos Happy in Montreal ❤

 

Une histoire de vacances…

Premier article… Pourquoi, comment et y-en-aura-t-il d’autres ?

C’est une histoire de vacances…

Enfant, un de mes meilleurs souvenirs de vacances fut des vacances où nous ne partîmes pas en vacances ! On resta en région parisienne avec mon frère et mes parents et chaque jour, on faisait une activité différente : cuisiner un gâteau, aller au jardin des plantes, créer des masques… Mes parents nous faisaient remplir un carnet de vacances : chaque jour, on y racontait par des dessins et quelques mots notre activité du moment. Ce carnet avec sa couverture en tissu bleu est resté longtemps un de mes livres préférés, le souvenir de ces vacances chéries.

Maman était clairement en avance sur son temps : à 7 ans, ce carnet avait tout d’un blog !

Pourquoi ces vacances et ce carnet ont été si précieux ? Parce que nous avons savouré chaque moment – le « pouvoir de l’instant présent » ?? 😉 Et de raconter chaque jour par un dessin ou une histoire le bonheur d’une activité décuplait notre plaisir et le fixait mieux que n’importe quel cliché numérique, sans retouches.

Avec ce blog, j’ai envie de faire la même chose. Pour moi et avec vous, si vous le souhaitez ! De savourer la nouveauté de ma vie à Montréal, d’en apprécier chaque moment – ou au moins un moment par semaine 🙂 -, de « prendre le soleil » ou la neige… Ce sera un carnet de trésors.

Un peu secret, un peu ouvert. Du bout du clavier.

 

Photo de Lionel Hally, photographe rencontré par hasard au jardin botanique parmi les pivoines 🙂